Nuisances
La proximité d’un bâtiment d’élevage intensif de volailles peut entraîner de nombreuses nuisances, allant de la dégradation de la qualité de vie des habitants du voisinage, aux risques sanitaires et économiques :
- un coût financier élevé pour la communauté - 75 000 euros pour le renforcement du réseau d'eau si le poulailler se construisait, et à venir la rénovation et l'élargissement du chemin communal du Plan, qui en l'état ne permet pas l'accès aux installations d'élevage ;
- les mauvaises odeurs liées aux quantités importantes de fientes (notamment celles des parcours) et au stock de nourriture industrielle, type ‘Totaliment’ ;
- l'augmentation substantielle des populations
de mouches et de rongeurs attirées soit par les bêtes et leurs déjections, soit par la disponibilité de grandes quantités de nourriture ;
- l'augmentation importante du niveau sonore ambiant en
raison de la concentration des poules, des installations liées au bâtiment
(extracteur d’air, silo automatique, tapis roulant d’évacuation des
fientes…), et du trafic routier (enlèvement des marchandises produites, livraisons, équarrissage) ;
- l'augmentation de la circulation routière couplée à une perte de visibilité en
raison de la plantation d'une haie devant cachée l'exploitation dans un
virage de la D126 est nuisible à la sécurité des usagers de la route (une haie dans ce secteur a déjà été arrachée pour
cette raison) ;
- aussi se pose la question de la salubrité, dans une
zone où les eaux de pluies ayant couru sur le parcours des volailles et s’en
trouvant souillées par les fientes, se déverseront dans les habitations voisines. De plus, ces habitations disposent de puits dont les eaux seront nécessairement polluées. Ces deux remarques sont d'autant plus légitimes qu'aucune solution n'est avancée par le porteur de projet quant à la gestion de l'accumulation des fientes sur les parcours. Enfin à une époque où les épizooties se multiplient, il peut être légitime de
s’inquiéter du voisinage direct avec des populations denses de volailles.
L’ensemble de ces nuisances et risques ont,
en plus de leurs impacts directs, des impacts secondaires qui sont la dévaluation
des biens immobiliers proches, de 30% a minima (sans doute davantage pour les habitations les plus proches : un agent immobilier consulté ayant annoncé 40% de perte de valeur), et une baisse de
l’attractivité touristique induisant mécaniquement une baisse des revenus des
habitants louant un gîte (un gîte est ouvert depuis 15 ans au Haut
Plan).
Enfin pour les habitants attachés à la beauté des paysages drômois et de la plaine de Sauzet, la dégradation esthétique d’une plaine agricole ayant pour horizon les Trois Becs, la montagne du Poët et la Lance, a son importance. Surtout que cette dégradation sera pérennisée au-delà de la période d'activité du poulailler, puisque comme nous pouvons le constater avec les cinq friches industrielles de la plaine, aucun plan de réhabilitation des terres agricoles n'est prévue lorsque ces entreprises périclitent.
Merci pour votre suggestion. Nous avions déjà rencontré le Maire de Sauzet.
RépondreSupprimerNous avons demandé un rendez-vous avec le Président de l'Agglo, en effet c'est l'agglo qui instruit les dossiers d'urbanisme.